LUMIÈRE SUR… Georges Happy propriétaire du restaurant La Jungle

Georges Guy Happy Taffu dit Georges Happy, est restaurateur dans le 4ème arrondissement de Paris. Son restaurant La Jungle ouvert en 2015, rue Quincampoix, dans le quartier des Halles, est un lieu cosy, glamour et festif le week-end. Avec une carte de plats afro-caribéens revisités et une autre carte exceptionnelle de plus de 80 cocktails imaginés par le Chef Happy.

Vous ouvrez votre 3ème restaurant La Jungle dans le quartier des Halles. Un choix de cœur ou de raison ?
Je suis restaurateur à Paris depuis 1997. Installer mon restaurant dans le quartier des Halles, ce n’est pas un choix qui date d’aujourd’hui. C’est mon quartier de prédilection, étant donné que mes deux anciens restaurants étaient dans le secteur. Restaurateur afro-caribéen, j’ai souhaité faire la différence et ne pas forcément m’installer dans le 18ème arrondissement où sont en général les restaurants ou maquis africains. J’ai voulu aller plus loin que le 18ème, c’est comme ça que j’ai choisi de m’installer dans le centre de Paris.

Comment définissez-vous vos plats ?

La cuisine ici est afro-caribéenne mais inventive. Pour ne pas perdre de vue nos frères et sœurs des Caraïbes nous proposons des accras, du boudin et quelques saveurs des Iles. Nous prenons aussi les recettes traditionnelles africaines que nous personnalisons. Par exemple, si vous commandez le Tiep bou dienn du Sénégal, le Mafé du Mali, le N’Dolé du Cameroun, l’Attiéké de la Côte d’Ivoire, etc., quand ils arriveront sur votre table vous verrez que la présentation ne sera habituelle. L’important pour nous c’est de faire une cuisine avec la base des recettes de nos grands-mères en ajoutant notre touche maison. Et c’est pour ça que je pense que mon restaurant La Jungle est un concept gourmet exotique.

Pensez-vous un jour ouvrir un restaurant en Afrique ?
Franchement, ça serait l’aboutissement d’un grand rêve de monter une chaîne de restaurants La Jungle dans le continent africain. Je dis bien une chaîne de restaurants. Cependant, je dois reconnaître que ma priorité est de développer mon restaurant parisien. Je tiens quand même à préciser que pendant mes voyages en Afrique j’éprouve un grand plaisir d’aller au restaurant où je me régale. J’en sors souvent grandi parce que les choses ont beaucoup évolué là-bas. Les restaurants se sont bien développés et la qualité du service aussi. Permettez-moi de profiter de ce moment pour adresser mes félicitations à ces restaurateurs qui ne font pas un métier facile.

Un petit mot pour finir notre entretien ?
Oui. Je vous annonce que j’ouvre une épicerie fine africaine, toujours dans le quartier des Halles. Je vous en dirai plus la prochaine fois.

Pascal Ledoux

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