Côte d’Ivoire : Lycées et collèges paralysés


L’école africaine se porte mal, tout comme l’école ivoirienne . Car, chaque acteur refuse de jouer sa partition.

Par Élisée Charles Gonçalvès

L’actualité, en cette fin d’année 2017, a été marquée par des grèves intempestives dans les lycées et collèges. En cause, les lycéens et collégiens exigent des autorités ivoiriennes une rallonge des congés scolaires de fin d’année.

Non loin de là au Mali, deux organisations syndicales scolaires se sont affrontées. Pour le contrôle d’une place de parking payant. On a dénombré d’importants dégâts matériels, de blessés graves et plusieurs morts.

Au Burkina-Faso, pays voisin, les élèves sont aussi descendus dans les rues. A Saponé, une ville située à quelques kilomètres de Ouagadougou, la capitale, la décision des autorités de suspendre le maire et son conseil municipal est contestée par les élèves et collégiens. Suscitant des manifestations, des barricades et des affrontements violents avec les forces de l’ordre.

Depuis des années, l’école africaine est, en général, en proie aux revendications intempestives. En Côte d’Ivoire, le président Alassane Ouattara, a pris la mesure de mettre fin à ces grèves qui paralysent l’école. Grâce à un identifiant unique et l’informatisation de l’administration, tout acte malveillant d’une personne, d’un élève ou d’un étudiant sera puni.

Reste à savoir, si cette mesure pourra ramener la paix dans les écoles et les universités. Dès lors, le Mali et le Burkina Faso, pourront-ils se servir de l’exemple ivoirien pour ramener la paix dans le milieu scolaire et étudiant ?

D’une part, les parents d’élèves et étudiants, devront se saisir de cette mesure pour ramener la paix et la tranquillité dans les établissements scolaires et les universités du pays. D’autre part, l’on devra s’interroger sur le silence des enseignants. Au final, les dirigeants politiques doivent admettre que l’école est le temple du savoir. C’est elle qui forme les élites, et donc la société de demain. Elle ne devrait pas être manipulée par les dirigeants politiques.

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