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Culture News 

Côte d’Ivoire : Salon International du Livre d’Abidjan (SILA)

Par Elisée Charles Gonçalvès –

Ange Félix N’Dakpri, le commissaire général du Salon International de Livre d’Abidjan, nous donne quelques détails de son organisation et les mesures prises pour attirer encore plus de professionnels et de visiteurs.

Parlez-nous de la 11ème édition de cet événement littéraire?
Merci pour cette tribune que vous m’offrez de parler du livre. Notamment de cette onzième édition du SILA, qui va se tenir du mercredi 15 au dimanche 19 mai 2019, au palais de la culture Bernard Bêhlin Dadié de Treichville. Avec pour pays invité, la France, et pour auteur à l’honneur, l’écrivaine ivoirienne Véronique Tadjo. Je peux déjà rassurer la communauté littéraire ivoirienne, celle d’Afrique francophone ; et également nos partenaires extérieurs d’Europe et des Etats-Unis d’Amérique que nous sommes prêts à les accueillir à cet événement très important. Le SILA 2019, se veut être à dimension internationale, une édition de maturité, de professionnalisation, d’organisation de cet événement.

Quelles sont les particularités de cette édition ?
Cette année, le SILA se veut être la mutualisation et le partage des expériences des professionnels d’ici et d’ailleurs. Et donc, pour ce faire nous avons obtenu des participations à l’international. Trois grosses organisations internationales ont accepté d’effectuer le déplacement et d’associer leur image au SILA 2019. Dont la France, qui ne ménage aucun effort pour assurer une très belle représentativité à ce salon. De fait, nous avons les états généraux du livre en langue française. Une entité souveraine créée par le président français Emmanuel Macron, en vue de faire la promotion de la langue française dans le monde. Les états généraux vont se tenir en marge du SILA, avec des ateliers destinés aux professionnels du secteur du livre. Il y a aussi l’Alliance internationale des éditeurs indépendants, d’une centaine de membres qui se déplace pour associer son expérience à la réussite du SILA, à travers quatre importants ateliers dont une rencontre B to B. Afin de permettre aux professionnels d’ici et d’ailleurs, de pouvoir envisager des possibilités de collaboration, des partenariats à travers des sessions et des achats de droit. Et enfin, nous avons l’association Afrilivres, une organisation internationale, qui à chacune des éditions est à nos côtés au SILA. A côté de ces trois associations internationales, nous une vingtaine de pays frères qui seront aux côtés de la Côte d’Ivoire pour célébrer l’évènement.

Combien de visiteurs sont attendus ? Et quelles sont les dispositions prises pour les fidéliser ?
L’édition dernière nous a permis de franchir le cap de 150 000 visiteurs. A l’avant-dernière édition, nous avions franchi le cap de 100 000 visiteurs. Et pour 2019, nous espérons maintenir le cap de 150 000, voire 200 000 visiteurs. Pour ce faire, nous essayons de marquer un point d’honneur sur la médiatisation de proximité, la mobilisation des différents publics, c’est-à-dire les professionnels du secteur, la communauté scolaire et estudiantine, le public institutionnel avec tout le dispositif gouvernemental, et enfin le grand public.
C’est un événement où on exhorte tout le monde à se déplacer en famille, entre amis, en entreprise… C’est un programme qui se veut assez riche, varié et interactif pour permettre à tout le monde de trouver quelque chose. Nous avons reconduit cette mesure exceptionnelle d’une remise d’au moins 20% sur tout achat de livres. Le SILA 2019, c’est aussi la présence d’une dizaine d’auteurs français qui seront associés aux écrivains ivoiriens et à ceux d’autres pays qui ont effectué le déplacement pour cette fête du livre.

Un mot à l’endroit des bailleurs, des mécènes ou des sponsors….
Je voudrais déjà exprimer ma reconnaissance à l’endroit des sponsors ou des annonceurs. Depuis quatre ans, ils nous font confiance en associant leur image au salon du livre d’Abidjan. Petit à petit, ces entreprises qui n’avaient pas inscrit l’éducation dans leur programme d’action en termes de responsabilité sociétale commencent par s’intéresser au livre. C’est une très bonne chose. Qui parle de livre parle d’éducation. Encore une fois mes remerciements à ce petit cercle d’entreprises citoyennes qui ont bien compris les enjeux de la littérature ivoirienne, les bienfaits que le livre est censé apporter aux populations en associant leur image au SILA.

On parle d’une collaboration avec le ministère de la culture quant à l’organisation de cette édition. De quoi s’agit-il réellement ?
Parlant de collaboration, je crois que ce n’est pas le terme approprié. Ce qu’il faut retenir, c’est que le ministère de la Culture et de la Francophonie, est un acteur majeur dans l’organisation du Salon International du Livre en Côte d’Ivoire. A ce titre, le SILA fait partie des événements nationaux reconnus et soutenus par l’Etat de Côte d’Ivoire. C’est donc à ce titre, que le ministre de la Culture et de la Francophonie nous a accordé une séance de travail au cours de laquelle nous lui avons fait le point des préparatifs du SILA. Mais au-delà du point que nous lui avons fait, il était question pour nous de prendre ses conseils avisés, ses recommandations pour parfaire cette organisation qui engage l’image de son département ministériel, de la Côte d’Ivoire toute entière, du gouvernement ivoirien, et du chef de l’Etat. C’est donc un événement très important pour la Côte d’Ivoire. Car, il impacte positivement l’image de la Côte d’Ivoire et montre le savoir-faire des professionnels de l’industrie du livre en Côte d’Ivoire.

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