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Lumière sur Angénic Agnero, une femme dynamique dans entrepreneuriat social

Comment vous définissez-vous ?
Je suis Angénic Agnero. Une multicasquette si je devais me définir. Bref, je suis une entrepreneuse philanthrope et humaniste. Fondatrice de Paris Par Rues Méconnues , une société spécialisée dans le tourisme participatif & événementiel ainsi que des Boissons Uniques d’Angénic, un service traiteur exotique et vegan et de boissons exotiques naturelles.

Je suis également consultante, conférencière, conceptrice de parcours insolites, blogueuse voyages et mode(s ) de vie .J’aime faire découvrir aux voyageurs ce qu’ils n’auraient jamais découvert seuls en leur planifiant un séjour ou en leur offrant de vivre une expérience atypique, unique et personnalisée. J’ai d’ailleurs expérimenté cette vision des choses sur moi-même,. C’est de là qu’est née l’action de Résous- Moi et son programme qui aide les enfants à rester en sécurité, en bonne santé et avoir accès à une éducation.

Dites-nous un mot sur l’événement…
Résous-Moi: Je Suis Le Lien Que Je Tisse est un festival culturel, humanitaire que nous voulons d’utilité publique. Il est révélateur de talents dont la mission est de tout mettre en oeuvre pour combattre la pauvreté des enfants en permettant grâce à notre action phare : le projet Baobab, des programmes qui assurent la sécurité, la santé et l’éducation des enfants en Afrique et en Asie. Le but est de leur donner les moyens de s’en sortir et d’apprendre à exploiter les ressources et la richesse de leurs lieux de vie et ne pas céder ainsi à l’Eldorado européen via des périples au cours desquels ils risquent leurs vies, leurs santés et surtout leurs dignités d’êtres humains.

Grâce au pouvoir du divertissement (défilé de mode, jeu d’énigmes à travers les 19e et 20e arrondissements de Paris ) nous réunissons les gens pour rire et s’amuser, activons du mécénat de compétences, tout en récoltant du matériel médical, des fournitures scolaires et des fonds destinés à changer la vie des enfants qui en ont le plus besoin.

Quelle est la spécificité de cette édition ? Et quels sont les pays invités ?
La spécificité cette année c’est que nous fêtons les 10 ans du festival. Alors non seulement nous avons rajouté le 11e arrondissement de Paris, mais surtout nous faisons le festival dans l’écrin de la Cartonnerie Paris. Un lieu qui existe depuis plus de 400 ans. Un lieu qui a une âme et situé entre la très branchée rue St Maur et République. Et pour souffler ses 10 bougies, Résous-Moi s’offre un défilé de mode avec les talents de demain venus des quatre coins du globe (Espagne, Serbie, Burkina Faso, Japon) en clôture de Fashion Week parisienne. Enfin, nous avons un jeu de piste qui débute samedi 6 juin sur le grand Belleville et qui durera jusqu’à la fin de l’année afin de soutenir les petits commerçants de quartier. Les pays soutenus sont le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Bénin.

Pourquoi un événement de mode? Qu’est-ce qui vous a poussé à le créer ?
Nous avons eu l’idée d’un défilé artistique pour casser les codes et montrer un autre visage de la mode. Un univers très décrié, souvent à juste titre et dépeint pour ses travers: sa superficialité, son égocentrisme voire son manque de cœur d’intelligence. Or nous voulions montrer un autre aspect de ce milieu car il évolue. Cela a commencé par influencer les esprits en donnant le bon exemple. Je pense à Stella Mc Cartney qui n’utilise plus de fourrure dans ses créations et prône une mode végane. Cela semble peu ou rien, mais c’est une véritable révolution qui s’est opérée. C’est pour cela que nous avons vraiment été heureuses de découvrir et d’avoir la designer Laura Gonzalez ,fondatrice de LG Créations qui créé des accessoires made in France, made in Paris totalement végane.

Une mode respectueuse de l’environnement et de l’être humain. Le défilé, pour contribuer à améliorer l’image que l’on a de soi-même. Agir, pour un changement de mentalité, permettre à toutes ces filles, femmes, tous ces hommes qui ne correspondent pas aux canons dont nous bombardent la société de trouver leur place. Parce que les médias avec leur dictature stéréotypée sont réellement violents et prennent part au mal-être , au malaise des gens (anxiété, désordres alimentaires, manque de confiance, idées suicidaires) . Travailler avec des mannequins de tous âges, toutes silhouettes est aussi un acte de guerre, un message impactant et positif. Car contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, il n’existe pas une beauté, mais bien divers types de beauté. Partant de ce constat, nous avons pensé aller encore plus loin dans le rôle de déclencheur de BA et catalyseur que pouvait présenter l’univers de la mode.

Alors pourquoi pas un défilé avec un concept divergent ?
Tous nos designers, de Coba Barro, Stéphanie Valère Couture et Accessoires en passant par Shaleva Paris,LG Créations à nos artistes peintres Bertrand Bellon et Kats ou Nami Hasegawa de Très Joli Paris partagent cette vision humaniste et ces valeurs. A l’instar de Fashion For Relief, organisé par Naomi Campbell, voici le but de ce défilé. Ma motivation vient du volet international et humanitaire de Résous-Moi. Lorsque j’ai été décorée en 2012 pour mes actions humanistes par la Ligue Universelle du Bien Public, une ONG agissant aux Philippines pour réhabiliter les enfants victimes d’abus pédophiles qui m’a demandé de l’aide. Ce coup de poing face à une réalité sordide a vraiment été un catalyseur pour transformer ce festival de quartier fait par, pour et avec les acteurs locaux en y ajoutant cette ouverture sur le monde.

Quel est votre dernier mot ?
Notre but est de continuer à progresser et à fédérer les belles énergies sans jamais perdre cet esprit de partage et de découvertes artistiques. Pour allier nos compétences au service de projets coup de cœur. A encourager les synergies à se rassembler, à rire et agir ensemble plus grand pour changer les choses. Nous voulons couvrir encore plus de pays, et poursuivre nos projets humanitaires d’éducation, de formation, de santé et de développement. Parce que l’avenir des enfants dépend directement du développement de leur région. Il est vital d’asseoir ce développement sur des choix et des initiatives locales favorisant la croissance économique du pays et pour déboucher sur une gestion autonome totale. Ce festival « Résous-Moi : Je Suis Le Lien Que Je Tisse » dévoile ainsi le sens profond de son nom. Il est notre vitrine et le porte voix de milliers de personnes. C’est simple, universel mais surtout une façon amusante de créer des liens et de surmonter les obstacles , une main tendue à la fois.

Contact :
angenic@paris-prm.com

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