Commerce international : le New deal africain est très possible !

Est-il possible pour le continent africain de profiter du Brexit, pour imposer ses nouvelles politiques commerciales au reste de l’Europe ? Bien sûr que oui ! Selon un expert du commerce, il suffira juste aux pays africains de savoir renégocier les termes du contrat commercial avec l’Europe, en mettant en avant les opportunités de la Zlec.

Par Aly Fall

Les pays africains, sous la houlette de l’Union africaine (UA), se lancent dans une nouvelle forme de deal commercial pour le marché continental, riche de plus d’un milliard de consommateurs. C’est l’objectif tracé par la Zone de Libre Echange Continental (Zlec), qui veut réinventer les relations commerciales avec l’Occident, longtemps maître des échanges commerciaux dans le monde avec les USA et la Chine. Les MEDays qui se tiennent tous les ans à Tanger au Maroc, sont la tribune de beaucoup de leaders africains qui estiment que la donne commerciale va fondamentalement changer avec la Zlec.

Surtout dans un contexte d’émiettement de l’Union européenne (UE), marqué par le Brexit, qui peut tourner à l’avantage des pays africains. C’est du moins, la conviction de Moubarack Lô, économiste sénégalais ayant participé au débat sur le : Brexit et ses conséquences en Afrique. « Je crois que la contribution de la Grande-Bretagne au Fonds européen de Développement (FED) peut être réorientée exclusivement aux pays africains dans le long terme », indique M. Lô, pour qui cette nouvelle configuration du marché européen peut être bénéfique au continent africain. A propos d’un possible New deal africain, évoqué par certains participants au débat comme Khalid Echcharif Tribak, est sans équivoque.

En effet, il estime que le Brexit est une grande opportunité pour l’Afrique de renégocier les conditions commerciales avec la Grande- Bretagne, mais également avec l’Europe de manière générale. « Le New deal africain ? Oui c’est très possible ! Il suffira aux pays africains de savoir renégocier les termes du contrat commercial avec l’Europe, en mettant en avant les opportunités de la Zlec pour tirer leur épingle du jeu », affirme M. Tribak. Déjà pas moins de 23 Etats africains, soit plus de 50 % des pays concernés par la Zlec ont signé l’accord et ont même commencé sa mise en œuvre. Les autres pays non encore signataires se réorganisent encore en interne, avant probablement de s’engager dans cette audacieuse politique qui a tout de même des inconvénients.

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