Côte d’ivoire : le premier club de football célèbre son président

Le premier club de football de Côte d’Ivoire, l’Asec Mimosas a célébré le week-end dernier, les 30 ans de Me Roger Ouégnin, à la tête de l’équipe. Ce dernier a saisi cette occasion pour présenter son bilan, annoncer ses projets et adresser des conseils au monde du football ivoirien.

Élisée GONCALVES

Me Roger Ouégnin a été célébré le week-end passé, à l’occasion de ses 30 ans à la tête de la mythique équipe de football, Asec Mimosa. Occasion pour lui, de ressasser les conditions d’évolution de l’équipe : de l’achat et de la construction de Sol Béni (un complexe sportif propre à l’Asec), à la mise en place de l’académie Mimosifcom, en passant par la formation de joueurs de talent à l’image de Kolo Touré, de Aruna Dindane ou encore de Baki Koné, Roger Ouégnin a manifestement de quoi se réjouir. Il lui est également attribué d’autres réalisations, telles que la restructuration de la structure des supporters, les multiples victoires du club, tant en championnat qu’en coupe de la ligue ivoirienne et surtout un ensemble d’autres actions, qui ont fait de l’Asec Mimosa, l’un des principaux clubs de football d’Afrique.

Ses projets et conseils au monde du football ivoirien

Me Roger Ouégnin est également revenu sur ses projets à long terme pour redorer encore plus le blason de cette mythique formation. Projets parmi lesquels, figure la construction d’un nouveau centre d’entraînement de l’Asec sur 6,5 ha à Bingerville, en banlieue d’Abidjan. Dénommé «Gboro Gbata», ce projet devrait permettre à l’Asec d’étoffer à nouveau son effectif, d’aller à la chasse d’autres trophées ou titres continentaux et enfin de relever le niveau du football ivoirien. « Il faut penser à Gboro Gbata qui est l’avenir de l’Asec Mimosa. Sol Béni sera notre poumon économique. Aujourd’hui tout mon esprit est sur Gboro Gbata», a-t-il affirmé.

Mais Ouégnin n’a pas fait que des éloges pour son équipe et ses projets, il a mis à profit cette tribune, pour dénoncer les maux qui minent le football ivoirien. Il fait ainsi référence à ses différends avec Sidi Diallo, le président de la fédération ivoirienne de football sur des questions de gestion. « Il faut que l’environnement du football ivoirien change», a-t-il lancé. Avant de déconseiller aux politiques, toute immixtion quelconque dans les affaires du sport roi en Côte d’Ivoire. «Il faut que les politiques ne s’immiscent pas dans les affaires du football. Il faut laisser le football aux footballeurs», a-t-il prévenu.
Pour rappel, le torchon brûle depuis plusieurs mois entre les dirigeants de l’Asec Mimosa et ceux de la FIF. A l’origine de cette dispute, la gestion décriée des subventions et une certaine discrimination au niveau des clubs par l’équipe d’Abdoulaye Sidi Diallo. La tension était telle, qu’elle a failli aboutir à la destitution pure et simple de l’actuel président de la FIF. N’eut été l’intervention d’Alassane Dramane Ouattara et de la FIFA, la procédure entreprise par les clubs «rebelles» rassemblés au sein du GX aurait abouti.

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