Côte d’Ivoire : consommation de jus de pomme de cajou et dérivés

Fresh Gulp Industries tire son épingle du jeu

En à peine deux ans d’existence, la petite entreprise transformatrice de la pomme de cajou a fait du chemin pour s’imposer sur le très serré marché de la nutrition. Dans cette interview, la responsable revient sur ses débuts difficiles, présente sa gamme de produits et annonce ses perspectives.

Elisée Charles GONÇALVES

Présentez-vous ? 

Je suis Ogbon Eyitayo, ingénieur nutrition et sécurité alimentaire. Je suis la promotrice de l’entreprise Fresh Gulp Industries. Notre principale activité est la production et la commercialisation du jus de pomme de cajou.

Décrivez-nous un peu plus votre activité ?

Elle est spécialisée dans la production du jus naturel de pomme de cajou. Pour la petite histoire, nos parents au village ne la consommaient pas et la jetaient. Après ma formation en 2017, j’ai décidé de valoriser ce fruit. C’est ainsi que naquit cette idée. Nous avons commencé par le jus de pomme de cajou sous la marque Fresh Gulp. Ensuite, nous avons créé le jus de pomme de cajou au gingembre. Aujourd’hui, nous sommes donc à deux saveurs.

Comment s’est bâtie la renommée de Fresh Gulp ?

La renommée de Fresh Gulp est basée sur le produit phare, le jus de pomme de cajou. Son arrivée sur le marché africain et international a servi à réfuter une rumeur : celle de sa consommation à risque avec les produits laitiers. Il s’est avéré que cette information est totalement fausse. Et elle ne repose sur aucune preuve solide. Une telle initiative a été considérée comme une innovation dans le milieu. C’est certainement ce qui a entraîné les récompenses ou prix à l’échelle nationale ou internationale.

Quels sont les prix obtenus depuis la création de votre entreprise ?

En 2017, année de création de l’entreprise, nous avons reçu le prix de jeune meilleure entreprise du Bénin. En 2018, notre entreprise a été retenue par le projet Tony Elumelu du programme d’aide aux entrepreneurs. En 2019, nous avons obtenu le prix de l’innovation agricole de l’année organisée par l’organisation agricole, FIDEA.

Quelles sont vos perspectives ?

Dans un premier temps, nous voulons développer d’autres saveurs à partir de la pomme de cajou. L’année prochaine, nous allons étendre nos activités à d’autres pays. C’est même la raison pour laquelle nous avons saisi cette opportunité du forum des femmes créatrices et responsables d’entreprises. D’ailleurs, nous saisissons cette occasion pour remercier Nicolas Badoussi, président du centre Mathieu Kérékou du Bénin.

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