Côte d’Ivoire : l’UE sollicitée comme observateur pour la présidentielle 2020

Le gouvernement ivoirien a saisi l’occasion de la deuxième session du dialogue politique avec l’Union européenne, pour solliciter de celle-ci, son observation de l’élection présidentielle de 2020.

Elisée Charles GONÇALVES

L’observation par l’Union européenne, de l’élection présidentielle 2020 en Côte d’Ivoire est souhaitée par le gouvernement de Alassane Dramane Ouattara. C’est Jobst Kirchmann (photo), l’ambassadeur de l’UE lui-même qui a donné l’information, le 6 décembre dernier, en marge de la deuxième session du dialogue politique Côte d’Ivoire-Union européenne au titre de l’année 2019.

Il s’est félicité de cette initiative du gouvernement ivoirien et a promis que les deux parties travailleront pour de bonnes élections. «Je voudrais féliciter le gouvernement de sa confiance, dans les élections consensuelles. Le fait que vous avez demandé l’observation électorale à l’Union Européenne montre la confiance du gouvernement dans les élections. Il montre aussi la confiance dans notre impartialité. Ça, je crois que c’est aussi important, parce que l’observation électorale ne juge jamais les résultats, il juge un processus. Je suis sûr qu’on va bien travailler ensemble sur les élections», a-t-il déclaré.

Représentant Marcel Amon Tanoh, le ministre des Affaires étrangères, le ministre de l’Intégration africaine, Ally Coulibaly a donné des assurances à la partie européenne. «La Côte d’Ivoire tient à rassurer qu’elle est confiante et que les élections se dérouleront de façon transparente et apaisée. A cet égard, la Côte d’Ivoire prend toute disposition, pour assurer une meilleure préparation de ces échéances électorales dont chacun et chacune mesure l’importance» a-t-il indiqué.

Selon Coulibaly, les prochaines étapes du dialogue porteront sur des points déjà discutés, mais qui nécessitent un approfondissement. «Je souhaite que l’année 2020 puisse nous permettre d’aborder d’autres sujets. Nous devons continuer à veiller en 2020, à ce que nos dialogues soient équilibrés entre des partenaires qui se rendent mutuellement compte des sujets susceptibles de concerner leurs relations exemplaires. A cet égard, la réciprocité et la confiance doivent être de mise pour que la nouvelle alliance Afrique- Union européenne préconisée par l’Union européenne ait un contenu, un sens qui puisse véritablement changer la donne» a-t-il déclaré.

  • 4
    Partages
Pub_Header