Côte d’Ivoire : Trois morts dans des affrontements entre élèves

Des affrontements entre élèves dans plusieurs établissements scolaires du pays ont fait trois morts et des blessés. Les autorités appellent au calme et annoncent des mesures répressives.

Elisée Charles GONÇALVES

Les autorités ivoiriennes ont indiqué qu’un grand nombre d’actes de violences et d’assassinats ont été perpétrés par des élèves dans divers établissements scolaires du pays. Ils se seraient en effet opposés au calendrier des congés, arrêté par le ministère de l’Education nationale, occasionnant ainsi de violentes bagarres, qui ont fait trois morts et plusieurs blessés dans les villes de Anyama (Sud), Daloa (Centre-ouest) et Dimbokro (centre).

A l’issue d’une rencontre entre Kandia Camara, ministre de l’Education nationale et Diomandé Vagondo, ministre de la Sécurité avec les parents d’élèves mercredi dernier à Abidjan, il a été décidé d’interpeller et radier les élèves impliqués dans ces actes de vandalisme. «Tous les enfants qui ont commis les actes de violence seront radiés de tous les établissements publics et privés», a d’emblée assuré Kandia Camara. Avant d’ajouter : «Nous n’allons pas nous arrêter là. Les parents seront tenus de rembourser les frais des casses dans les établissements vandalisés. On ne veut pas voir un parent venir demander pardon au gouvernement.»
Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Diomandé Vagondo, a, quant à lui, fait remarquer que les cours ont été perturbés et que des élèves ont été déjà interpellées et déférées au parquet. Dans les détails, il explique «qu’à Abengourou, deux élèves ont été arrêtés et déférés, à Daloa, 14 élèves ont été interpellés et également déférés, à Gagnoa, 33 élèves interpellés et 15 déférés et à San Pedro, 11 élèves interpellés et déférés».

A propos de la rencontre avec les parents d’élèves, il a estimé qu’elle vient à point nommé pour que chacun prenne la mesure de la situation. «Il faut que chacun comprenne qu’on soit élève ou pas, on répond de ses actes devant la justice. L’esprit de civisme doit nous guider nous tous. Que chacun de nous assume ses responsabilités d’éducateur», a-t-il averti.

Pour rappel, sur les 80 élèves interpellés dans ces bagarres, 56 ont été déjà déférés dans plusieurs établissements pénitenciers de Côte d’Ivoire. Ce phénomène cyclique de violences perdure depuis de nombreuses années en Côte d’Ivoire et les autorités n’ont jusque-là, cessé de lancer des appels récurrents à la retenue de part et d’autre.

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