Côte d’Ivoire : Macron et Ouattara rendent hommage aux soldats français morts à Bouaké

Le président Emmanuel Macron et son homologue ivoirien Alassane Ouattara ont rendu hommage dimanche à Bouaké, aux neuf soldats morts dans un raid militaire qui a eu lieu dans la ville, le 6 novembre 2004.

Elisée Charles Gonçalvès

Bouaké, la deuxième ville de la Côte d’Ivoire a abrité hier dimanche, la cérémonie d’hommage aux neuf soldats morts dans un raid militaire, le 06 novembre 2004. Occasion pour les présidents français et ivoirien, Emmanuel Macron et Alassane Dramane Ouattara de réaffirmer leur engagement à nourrir le processus de réconciliation nationale encore en cours en Côte d’Ivoire. Pour Emmanuel Macron, il s’agira «d’œuvrer à l’essentiel travail de réconciliation dont la Côte d’Ivoire a tant besoin et qui est le chemin sur laquelle elle avance.»

Pour rappel, en 2004, la Côte d’Ivoire était scindée en deux et était confrontée à une rébellion armée. Tentant de mettre fin à cette situation, les forces loyales ivoiriennes avaient lancé une offensive pour reprendre Bouaké et le Nord du pays. Le 6 novembre de la même année, un bombardement y a été mené, ce qui a coûté la vie aux soldats français, selon le président français d’alors, Jacques Chirac. L’armée française riposte en détruisant la plus grande partie de l’aviation ivoirienne et réussit par la même occasion, de faire échec à cette offensive armée.

A la suite des manifestations antifrançaises qui s’en sont suivies, plus de 8.000 Français avaient fini par quitter la Côte d’Ivoire. Les poursuites judiciaires annoncées dans la foulée, ont été pour la plupart, toutes abandonnées. Il reste toutefois encore un procès. Celui d’un ex-mercenaire biélorusse, Yury Sushkin et deux officiers ivoiriens, Patrice Ouei et Ange Magloire Ganduillet Attualy, accusés d’avoir piloté ou copiloté les deux avions Sukhoï des forces loyalistes ivoiriennes qui ont bombardé le camp de Bouaké où ces soldats français ont trouvé la mort.

A ce jour, les autorités ivoiriennes tout comme les familles des disparus n’ont jamais pu avoir accès aux dépouilles.

Interrogé sur les zones d’ombre de cette affaire, le président Macron a argué de la procédure judiciaire qui se poursuit, pour ne pas s’épancher sur la question.

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