Côte d’Ivoire : Simon Soro décline l’aide des USA pour sa libération

Approché par les autorités américaines, l’Ivoiro-américain, Simon Soro refuse d’être libéré par solidarité à ses co-détenus de Génération des Peuples Solidaires (GPS) de Guillaume Soro.

Elisée Charles Gonçalvès

Simon Soro, membre de GPS et frère de Guillaume Soro a décliné l’offre de l’Ambassade américaine, qui voulait négocier sa libération au lendemain de son arrestation le 23 décembre dernier. De sources sûres, Simon Soro qui est de nationalité ivoiro-américaine avait reçu la visite des autorités américaines, dernièrement en prison et ces dernières voulaient le soustraire des geôles de la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (Maca).

Mais selon toujours nos sources, Sinon Soro, par ailleurs responsable de l’Ong «La vie» a opposé un refus poli aux autorités américaines, d’abord par solidarité aux autres co-détenus de GPS, ensuite pour éviter de les frustrer, parce qu’ils pourraient croire que c’est grâce à une intervention discrète de son aîné qu’il est sorti. Une attitude digne que Guillaume Soro aurait saluée en déclarant depuis la France où il se trouve : «C’est ça un Soro ! Je suis fier de lui.»

Pour rappel, un mandat d’arrêt international a été requis contre Soro Kigbafori Guillaume pour tentative de coup d’Etat, recel, détournement de deniers publics et blanchiment de capitaux.
Simon Soro, son petit frère, avait été arrêté alors en compagnie d’une quinzaine de personnes dont des parlementaires, arrêtées pour des dossiers complètement différents, selon Richard Adou, procureur de la République.

Parmi les personnes arrêtées, l’on peut citer entre autres, les députés Alain Lobognon, Soro Kanigui Mamadou, Koné Tehfour, Yao Soumaïla, Koné Kamaraté Souleymane dit Soul To Soul, directeur du protocole de Guillaume Soro et Félicien Sekongo, président du MVCI, un mouvement proche de l’ex-président de l’Assemblée nationale ivoirienne.

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