Guinée : l’Onu avertit Alpha Condé

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) se dit préoccupé de la situation en Guinée Conakry où le pouvoir exerce une violence terrible sur les citoyens qui dénoncent le projet de révision de la Constitution.

Par Aly Fall

Ce qui se passe en Guinée Conakry ces dernières semaines, passe mal au niveau des Nations Unies. Le pays de Alpha Condé a repris avec les vagues de violences exercées sur des manifestants, opposés à une éventuelle révision de la Constitution. Au point d’inquiéter les Nations-Unies qui se sont fendues d’une Déclaration pour rappeler à Alpha Condé, les principes de préservation de la paix sociale en garantissant les droits des citoyens à la liberté de réunion pacifique et à la liberté d’expression.

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) se dit en effet préoccupé de la situation en Guinée où des informations ont fait état d’au moins neuf morts et des dizaines de blessés lors des manifestations de la semaine dernière. Son porte-parole, Ravina Shamdasani, déplore d’ailleurs le non-respect par les forces de sécurité des normes internationales relatives à l’usage de la force de la police lors des manifestations.

Lors d’un point de presse tenu vendredi dernier à Genève, elle s’est indignée «d’un grand nombre de détentions» et du sort des dirigeants du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) qui ont été arrêtés le 12 octobre dans le cadre de cette manifestation. «Nous rappelons aux autorités que nul ne devrait être condamné pour avoir exercé ses droits à la liberté de réunion pacifique et à la liberté d’expression», a déclaré Mme Shamdasani, tout en se réjouissant de l’annonce par le gouvernement guinéen de «l’ouverture d’une enquête sur les meurtres et les allégations d’usage excessif de la force».

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