Coronavirus : 15 pays d’Afrique représentés à Dakar pour des techniques de prévention

Les laborantins de 15 pays d’Afrique renforcent, à Dakar, leurs compétences sur les techniques de diagnostic, de détection et de confirmation des cas de coronavirus. 

Le contexte de l’épidémie du coronavirus qui sévit en Chine l’exige. Le personnel des laboratoires d’une quinzaine de pays d’Afrique bénéficie d’une formation sur le diagnostic du coronavirus (2019-nCov). La session de renforcement de capacités ouverte, hier, à Dakar est organisée conjointement par le Centre de contrôle des maladies de l’Afrique (Cdc Afrique), l’Organisation ouest-africaine de la santé (Ooas), l’Institut Pasteur de Dakar et l’Organisation mondiale de la santé (Oms), en partenariat avec le ministère de la Santé et de l’Action sociale. En présidant l’ouverture des travaux, le 6 février 2020, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a souligné toute la pertinence de cet atelier qui offre l’opportunité aux praticiens de santé des pays comme la Zambie, Ghana, Cameroun, Nigeria, Tunisie, Maroc, République Démocratique du Congo, Kenya, Gabon, Ethiopie, Côte d’Ivoire, Ouganda, Egypte, Gambie et Sénégal de disposer des capacités de détection et de confirmation des cas suspects de coronavirus dès la semaine prochaine.

Les thématiques qui seront abordées tournent autour des informations de base sur la virologie, le diagnostic, l’épidémiologie du coronavirus (2019-nCoV), l’acquisition des connaissances et des compétences pratiques pour effectuer les tests de routine sur les infections suspectes au coronavirus, selon la représentante résidente de l’Oms au Sénégal, Dr Lucie Imboua. 

Au terme de l’atelier, ces laborantins seront outillés en techniques de biologie moléculaire, d’algorithme du test de processus et de confirmation entre autres.  

Le ministre de la Santé s’est félicité de la mise en œuvre de la stratégie de riposte aux épidémies et l’approche inclusive et unitaire. Cette stratégie basée sur une approche holistique résulte de la capitalisation des expériences de gestion des épidémies des virus Ebola et Zika. Abdoulaye Diouf Sarr a rappelé l’importance de la coordination des interventions pour assurer la prévention de l’importation des cas. 

De son côté, l’administrateur général de l’Institut Pasteur de Dakar, Dr Amadou Sall, a soutenu que cette session permettra aux pays africains d’avoir des ressources compétentes pour faire face aux épidémies des maladies virales. Le Cdc, l’organe de l’Union africaine qui s’occupe de la santé, a demandé aux experts d’organiser cette formation et de doter les pays africains de réactifs. «C’est pour cette raison que nous avons pris des dispositions pour faire trois choses : mettre à niveau toutes les connaissances, assurer une formation pratique avec la mise en place d’une plateforme d’échanges et la prise en compte des aspects des laboratoires» a énuméré Dr Amadou Sall. Il a rappelé qu’en matière de diagnostic, il est important d’avoir des moyens financiers, des infrastructures, des tests de diagnostic mais surtout de l’expertise. 

Les trois organismes cités plus haut souhaitent multiplier ces genres de sessions de mise à niveau dans la sous-région.  Il est prévu une deuxième formation pour la région ouest-africaine avec l’Ooas. Cette formation est prévue en Afrique du Sud pour renforcer compétences des laborantins des pays de l’Afrique australe. 

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