Constat : les pays de la CEDEAO confrontés à un déficit d’infrastructures

L’Afrique de l’Ouest souffre d’une insuffisance chronique d’infrastructures, ce qui entrave la promotion de l’intégration régionale et contribue à la marginalisation de la région dans l’économie mondiale.

Par Aly Fall

Le commissaire en charge des infrastructures de la Commission de la Cedeao a peint un tableau noir de la situation infrastructurelle de l’Afrique de l’Ouest. Pathé Guèye, puisque c’est de lui, dont il s’agit n’y est pas allé de main morte pour évoquer les maux constatés dans ce domaine. «Seulement 54% de la demande énergétique est satisfaite en Afrique de l’Ouest. Ce qui relève d’un faible taux d’accès à l’énergie pour les régions de l’Afrique de l’Ouest avec seulement 30% (53% en zone urbaine et moins de 7,5% en zone rurale)», a –t-il indiqué, lors de la cérémonie d’ouverture de l’atelier régional sur le programme d’infrastructures prioritaires pour l’Afrique de l’Ouest, ce matin à Dakar.

A propos du transport routier, il souligne la nécessité de «multiplier par deux, voire trois le nombre de km de routes  existantes en Afrique pour atteindre le même niveau que celui sur le continent asiatique. Le coût des transports dans les pays africains, comparé à ceux des pays en développement, est 30% plus élevé. Ce qui augmente les coûts de production et partant les prix des produits destinés à l’exploitation».

«La Cedeao dispose au total d’un réseau ferroviaire de 10 188km. Le réseau, dit-il, est inadapté au transport des passagers et des marchandises. La privatisation dans le cadre des concessions n’a pas résolu le problème du déclin et de la non-rentabilité du trafic de Passagers», explique-t-il.
 
En ce qui concerne le trafic maritime, pour le commissaire en charge des infrastructures de la Commission de la Cedeao, les ports sous régionaux sont confrontés à des problèmes liés à l’insuffisance des infrastructures et des équipements portuaires, à une bureaucratie lourde et à des procédures administratives complexes.
 
Pour ce qui est du transport aérien, il a évoqué un renforcement de la sûreté et la sécurité au niveau des aéroports, la mise en œuvre d’un programme d’extension et de réhabilitation des aéroports, mais aussi de mettre l’accent sur la maintenance des avions ainsi que la diminution des charges d’exploitation.

Ainsi, l’UEMOA et la CEDEAO ont pris la décision d’intégrer leur intervention et coordination dans les différentes politiques et programmes qui ont été formulés au niveau de la sous-région.

 

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