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Afrique de l’ouest : la pêche illicite cause 1 246 milliards FCFA de pertes par an

Les ministres de la pêche du Sénégal, de la Gambie et de la Mauritanie ont présidé, une rencontre sur les perspectives du secteur. A cette occasion les acteurs ont déploré les pertes occasionnées par la pêche illicite INN chiffrées à plus d’un milliard d’euros par an. Les autorités gouvernementales des pays concernés ont convenu de la nécessité de mettre en place une stratégie commune pour une gestion durable des ressources halieutiques.

La pêche illicite coûte très chère aux pays de l’Afrique de l’Ouest. Les pertes en numéraires causées par cette forme de pêche sont estimées à 1,9 milliard d’euros (1246,4 milliards F CFA) selon les révélations faites par le capitaine de vaisseau Mamadou Ndiaye, chef de la direction de la protection et de la surveillance des pêches (DPSP). Il faisait une présentation à l’occasion d’une rencontre dont le thème portait sur les thèmes « Gestion concertée des stocks partagés » et le « Contrôle-suivi-surveillance (CSC) et la lutte contre la pêche INN ». Selon ce responsable de la marine sénégalaise « Les pertes attribuables à la pêche illicite, non déclarée et non réglementée sont de 1.9 milliard d’euros par an ».

Au cours de cette rencontre, en présence des ministres de la pêche du Sénégal, de la Mauritanie et de la Gambie.

Au cours de cette présentation, il est également ressorti qu’il y a une exploitation intensive des ressources halieutiques de la sous-région avec 57% des stocks halieutiques pleinement exploités et 30% surexploité. Cette situation est le résultat de l’activité de 1000 navires de pêche industrielle et entre 40.000 et 50.000 pirogues s’activent dans la zone qui couvre une superficie de 1 million 224 mille Km 2 de zones économiques exclusives (ZEE) et s’étire sur une façade maritime de 3411 km, selon les explications du capitaine Ndiaye, qui s’exprimait devant les responsables de la commission sous régionale des pêches qui regroupe 07 pays de l’Afrique de l’Ouest que sont le Sénégal, la Gambie, la Mauritanie, le Cap-Vert, la Guinée-Bissau, la République de Guinée et la Sierra Leone. Face à la situation, les pays concernés ont décidé de mette en avant la concertation pour une gestion durable de ces ressources. Cela passe par une vision partagée afin d’arriver à une exploitation optimale soucieuse de la pérennisation de la ressource.

La commission sous régionale à la recherche d’une stratégie commune

«La rencontre de Dakar revêt une importance particulière face aux enjeux actuels de notre secteur. Le monde traverse des changements majeurs aussi bien dans le domaine environnemental que relationnel qui pourraient impacter négativement tous nos efforts consentis individuellement dans le cadre des ressources durables», a dit Alioune Ndoye le ministre des pêches et de l’économie maritime.

Pour sa part le ministre gambien des pêches a salué l’initiative de cette rencontre, qui constitue une occasion pour les parties prenantes de la frange maritime commune d’harmoniser les positions et de parler d’une seule et unique voix devant les négociateurs étrangers. «Je me réjouis de cette rencontre … Tous les partenaires qui viennent veulent négocier séparément avec nos états et cela ne nous arrange pas forcément. Il faut faire en sorte de parler d’une seule voix avec tous les négociateurs», a noté James Gomez convaincu qu’une formule sera trouvée pour satisfaire tous les pays.

Son collègue de la Mauritanie, Dy Ould Zein, a indiqué pour sa part qu’il faille «un effort commun de gestion, de surveillance et une synergie des moyens». Pour arriver à ce résultat d’une pêche durable et une préservation de la ressource, les experts de la CSRP indiquent que les gouvernants devront accorder une importance capitale à trois axes essentiels la gestion concertée des stocks partagés de petits pélagiques. Ces trois axes sont le partage des moyens de mise en œuvre des orientations stratégiques régionales, l’érection de critères pour le partage du total admissible de capture (TAC) entre les pays et une plus grande coopération et collaboration dans le suivi, le contrôle et la surveillance.

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