Bénin : Yérim Sow réagit suite à la destruction de son hôtel de Cotonou

Son hôtel de Cotonou détruit par le gouvernement béninois, suite à une décision du Tribunal commercial de Cotonou, autorisant ce dernier à reprendre les lieux, le Sénégalo-ivoirien, Yérim Sow, propriétaire de l’édifice complètement rasé (Photo) donne sa part de vérité dans cette affaire partie pour connaître une suite judiciaire.

Par A. FALL

C’est à travers un communiqué de presse que le Groupe Teyliom du Sénégalo-ivoirien Yérim Sow, a apporté une réplique ferme au gouvernement béninois, qui a détruit son hôtel de Cotonou. «Il est important de rappeler qu’au début de l’année 2020, l’hôtel et ses installations annexes étaient achevés à hauteur de plus de 90%. L’ouverture de l’hôtel au public était prévue dans le courant du mois de septembre 2020. Pour ce faire, plus de 15 milliards de francs CFA ont été investis depuis 2013, de façon totalement transparente et connue de l’Etat du Bénin, la très large partie provenant des fonds propres du Groupe Teyliom, le solde provenant des partenaires béninois en capital et des bailleurs de fonds, parmi lesquels la BOAD et la NSIA Banque Bénin (Ex-Diamond Bank Bénin)».

Les représentants de Teyliom estiment qu’il est «par ailleurs tout aussi mensonger d’affirmer que l’Etat du Bénin a entrepris des démarches amiables en amont de la résiliation du bail en cause. Notre groupe rappelle en effet que les décisions arbitraires de l’Etat du Bénin dans ce dossier ont été brutales, soudaines, unilatérales et n’ont été précédées d’aucune démarche de concertation (démarches pourtant obligatoires aux termes du bail en cause). Bien au contraire, toutes les demandes écrites du Groupe Teyliom visant à l’instauration d’un dialogue sont restées sans réponse». Malgré tout, ajoutent les services de communication du Groupe Teyliom, «le Groupe Teyliom reste disponible pour recevoir, de la part porte-parole du Gouvernement Béninois, une quelconque preuve écrite d’une réponse aux nombreux courriers transmis au ministre de l’Economie et des finances ainsi qu’au chef de l’Etat du Bénin dans le cadre d’un règlement amiable de ce qui était à l’époque un différend».

Pour rappel, le gouvernement béninois avait jugé régulière, l’expropriation du terrain de l’hôtel Noon de Cotonou, expliquant au cours d’une conférence de presse, que le Groupe Teyliom s’était vu accorder par bail emphytéotique, en juin 2012, un terrain de 2 ha pour la construction d’un hôtel de grand standing, d’une valeur de 10 milliards de francs Cfa, dans un délai de 30 mois à compter de la signature du contrat de bail.

Mais selon les autorités béninoises, «le promoteur n’a jamais pu conduire le projet à son terme. Il n’a donc pas mis en valeur le domaine mis à sa disposition. Pendant tout ce temps, le promoteur n’a payé qu’une seule fois les redevances annuelles dues au titre du bail emphytéotique conclu avec l’Etat. C’est dans ces conditions que, face à l’impossibilité manifeste pour le Groupe Teylium de fixer une date crédible pour achever les travaux, et de procéder au règlement des redevances, que l’Etat béninois a été obligé de prendre acte des défaillances ainsi accumulées et de prononcer la résiliation du bail emphytéotique dans les règles prescrites.»

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