Mali : la Francophonie suspend le pays de toutes ses instances

Après la Cedeao à l’Union africaine (Ua), le Conseil permanent de la Francophonie a décidé, conformément aux dispositions de la Déclaration de Bamako, de suspendre la République du Mali des Instances de la Francophonie, tout en maintenant les programmes de coopération multilatérale francophone, notamment ceux en soutien du processus de rétablissement de l’ordre constitutionnel et démocratique.

C’est ce qui ressort de la résolution adoptée à l’unanimité à l’issue de la session extraordinaire de ce jeudi à Paris, sous la présidence de la Secrétaire générale, Louise Mushikiwabo, selon des médias occidentaux.

A noter que dans cette résolution, « le Cpf exige des forces de défense et de sécurité maliennes la levée immédiate de toutes les restrictions imposées à tous les acteurs politiques, en particulier l’assignation à résidence des anciens Président et Premier ministre ». Il demande également la nomination d’un Premier ministre civil et d’un gouvernement inclusif reflétant la diversité sociopolitique du Mali et respectant la législation malienne en matière de représentation des femmes au sein des organes politiques.

La Francophonie, qui rappelle que les autorités de la Transition, conformément à la Charte de la Transition, ne seront pas éligibles aux prochaines élections, exige que celles-ci soient être organisées au plus tard en mars 2022, dans un cadre concerté qui garantisse leur caractère libre, fiable et transparent.

L’institution dirigée par Louise Mushikiwabo a, par ailleurs, réitéré sa disponibilité à œuvrer à leurs côtés en faveur d’une transition inclusive et apaisée.

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