Massacre au Burkina : les regrets du Haut Commissariat des Réfugiés

"Les assaillants ont pris d’assaut le village au milieu de la nuit et ont exécuté 138 hommes, femmes et enfants"

Plus de 3.300 personnes ont été forcées de fuir après l’attaque sur le village de Solhan, dans le Nord-Est du Burkina Faso, a indiqué ce mardi le Hcr, condamnant fermement cette dernière attaque de groupes armés qui a tué au moins 138 civils dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.

«Craignant pour leur vie, plus de 3300 personnes ont fui vers des villages proches de Sebba et Sampelga, et parmi elles plus de 2000 enfants et plus de 500 femmes», a déclaré lors d’un point de presse à Genève, Babar Baloch, porte-parole du Hcr, dans un communiqué consulté par Néo.

A la suite de cette « attaque, la plus meurtrière depuis 2015 », ces nouveaux déplacés internes sont arrivés « avec très peu ou aucune possession ». Et la majorité a été « généreusement accueillie par les familles locales qui partagent le peu de choses qu’elles ont », a souligné Babar Baloch.

Dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 juin, des hommes armés ont attaqué le village de Solhan, dans le nord-est du Burkina Faso, dans la région du Sahel, près de la frontière avec le Niger. « Les assaillants ont pris d’assaut le village au milieu de la nuit et ont exécuté 138 hommes, femmes et enfants », a détaillé le porte-parole du Hcr.

Selon le Haut-Commissariat pour les réfugiés, les maisons et le marché ont été incendiés. Près de 40 personnes ont été grièvement blessées et transportées dans les hôpitaux de la région et de la capitale burkinabé, Ouagadougou. Le Hcr rappelle que ce massacre se produit seulement quelques semaines après que des hommes armés ont pris pour cible des véhicules du Hcr et de ses partenaires sur la route reliant la ville de Dori au camp de Goudoubo où se trouvent 12.200 réfugiés et demandeurs d’asile maliens.

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