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Prix spéciaux du 27e FESPACO : trois films distingués

Les Prix spéciaux de la 27e édition du Festival panafricain de cinéma et de télévision de Ouagadougou(Fespaco) ont été remis, hier. Selon l’envoyé spécial du quotidien sénégalais « Le Soleil », « Bammun Nafi » de Mamadou Dia et « Serbi, les tissus blancs » de Moly Kane et « Marcher sur l’eau » d’Aïssa Maïga ont tous été primés. Ils remportent à eux seuls les trois prix spéciaux de l’UEMOA.

Un moment fort dans la programmation du Festival panafricain de cinéma et de télévision de Ouagadougou (Fespaco). La remise des Prix spéciaux de cette 27e édition de la biennale dédiée au septième art du continent a vu la récompense du réalisateur sénégalais Mamadou Dia qui remporté le Prix spécial de long métrage de fiction de l’Uemoa pour son film « Bammun Nafi».

Doté d’un montant de 8 millions de FCfa, il vise à « encourager les créateurs à produire des images cinématographiques, télévisuelles et vidéographiques africaines à la croissance économique et à la dynamique culturelle et politique régionale ».

Moly Kane, a de son côté, gagné le Prix spécial de court métrage de fiction pour son film « Serbi, Les tissus blancs» constitué de 5 millions de Fcfa. Prix documentaire de l’Uemoa d’une valeur de 5 millions de Fcfa, « Marcher sur l’eau » de la Française d’origine malienne et sénégalaise, Aïssa Maïga, s’est adjugé le grand Prix de l’Uemoa d’une valeur de 5 millions de FCfa.

A travers ce prix, l’Uemoa veut « soutenir et encourager la créativité » dans son espace, « promouvoir les échanges culturels et renforcer l’intégration et la transformation vers une Cedeao des peuples ».

Durant cette cérémonie organisée à veille de la clôture du Fespaco, le ministre de la Communication et des Relations avec le parlement burkinabè a indiqué que l’organisation réussie de ce festival est « un appel à la vie, à la paix et à l’amour ». Mais aussi une « victoire contre la mort, la haine et le terrorisme ». Selon Ousséni Tamboura, cette édition Fespaco incarne l’intégrité légendaire des burkanabè. Les Prix spéciaux de cette 27e édition ont mobilisé 12 institutions et organisations qui ont contribué à hauteur de 43 millions sur un total 96 millions de Fcfa pour l’ensemble des Prix spéciaux.

PALMARES OFFICIEL DU FESPACO
« Wala bok » de Fatou Kandé Senghor, prix de la meilleure série de télé africaine

A quelques heures de la remise de l’Etalon d’or de Yennenga, le Sénégal se fait déjà distinguer avec la consécration de la série « Wala Bok» de Fatou Kandé Senghor dans la catégorie des séries télé africaine. Cette fiction sénégalaise traite de la problématique des jeunes dans la banlieue dakaroise. Elle est une façon d’offrir aux jeunes un moment de discussion pour parler de cette banlieue où plus de 1,5 million de Sénégalais rentrent tous les soirs.

Le jury a été séduit par la chaleur et la singularité de cette œuvre « mélangeant documentaire et fiction, et qui est traversée par l’énergie de la jeunesse ». Le deuxième prix des meilleures séries télé est revenu à « Mami Wata » distinguée surtout pour sa créativité visuelle et sa traduction « de manière métaphorique l’art du cinéma ».

L’ensemble du palmarès officiel du Festival sera disponible cette après-midi, lors de la cérémonie de cloture du Fespaco présidée par le Président de la République du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré et son homologue sénégalais, Macky Sall dont le pays est invité d’honneur de cette 27e édition.

MAMADOU DIA, REALISATEUR DE «BAMMUM NAFI »
«Nos langues mélodieuses il faut les présenter dans nos films»

Le réalisateur sénégalais en lice pour l’Etalon d’or Yennenga avec son film « Bammun Nafi » a fait part, hier, de son honneur de représenter le Sénégal à ce niveau de la compétition. Selon lui, son long métrage de fiction est un film d’amour.
Ce n’est que finalement, mercredi 20 octobre, que le réalisateur du long métrage sénégalais de fiction, en lice pour l’Etalon d’or de Yennenga, est arrivée à Ouagadougou.

Mamadou Dia a toutefois manifesté tout son « honneur » d’être présent au FESPACO à travers un film qui a été autoproduit avec son associé. Contrairement à certains qui considèrent «Bammun Nafi» comme une fiction sur le terrorisme, pour le réalisateur, il s’agit d’un film d’amour. « On a très souvent dit que ce film est une fiction sur le terrorisme, mais pour moi, il s’agit d’un film l’amour. Un amour d’abord paternel entre l’imam et son fils, mais aussi d’amour romantique entre Nafi et son amoureux », précise-t-il. Cet amour, c’est aussi celui de la ville de Matam où le film a été tourné, mais aussi de toute la communauté qui y a pris part. L’amour dans l’Islam et dans la religion catholique est aussi présent, selon le Mamadou Dia, dans cette fiction. Celle-ci explore également la question de la spiritualité.

« Pour moi, cette croyance qu’on a en privé est plus importante. Dans le film, la personne qui prie le plus, c’est Ousmane, alors qu’il est la personne la moyen gentille », soutient-il. Dans « Bammun Nafi », le réalisateur s’est également battu pour que le pulaar soit la langue de son film. « Ce film s’est imposé en pulaar. C’est une victoire de ne pas le doubler parce que tous les acteurs ont une voix particulières. Nos langues mélodieuses, il faut les présenter dans nos films, il faut que les gens entendent nos langues. », explique-t-il.

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